Dimitri Poncelet
Psychothérapie et tests psychotechniques
PSYCHOLOGUE
Université Libre de Bruxelles
ASSON
(près de Nay)
5, chemin du Salhet
06 47 75 91 79
L'écoute, une présence attentive.
La présence silencieuse au fond du fauteuil, le regard qui ne juge pas, c’est mon travail.
Je suis la preuve vivante qu'on peut exister dans une pièce sans rien attendre de celui qui parle. Je le regarde sans vouloir qu'il aille mieux, sans vouloir quoi que ce soit pour lui ni de lui — sauf peut-être qu'il reste tranquille et ne fasse pas de mouvements brusques.
Les gens sont entourés de personnes qui veulent quelque chose pour eux ou d'eux. Et quand ils rencontrent enfin un être qui les regarde sans projet, quelque chose se dénoue, se dépose. Ils parlent plus librement quand je suis là, et mon bipède à lunettes a longtemps cru que c'était grâce à lui.
Ce qui soigne, c'est d’être dans une pièce avec quelqu'un qui ne part pas, qui ne s'effondre pas sous le poids de ce qu'on lui confie, qui est présent la semaine suivante avec la même disponibilité tranquille. Ceux qui viennent veulent quelqu'un qui supporte d'être là pendant qu'ils cherchent à se réconcilier avec eux-mêmes.
Si les propos de mon bipède à lunettes visent à rendre le pouvoir d'exister, mon silence fait quelque chose que les mots ne font pas. Il dit tu es là, je suis là, ça suffit pour l'instant. Je sais depuis toujours rester sans rien dire, à attendre quelque chose qu'on ne saurait pas nommer. Je ne dis rien. J’ai tout compris, depuis longtemps.
C'est ça, la santé mentale.